12 août 2020 – Cela fait une heure que je suis à l’affût au bord de la Gérine quand une harle bièvre femelle arrive sur ma gauche. Elle se redresse et secoue ses ailes. Elle s’éloigne puis revient. Elle plonge quelques fois avant de venir sur la rive pour faire sa toilette. Dommage, elle est cachée par de hautes herbes. Je remarque une déformation au niveau de son bec et je pense à une maladie. Plus tard, elle se déplace et je peux la photographier. Le ciel est changeant. Parfois ensoleillé, parfois nuageux. La harle bièvre va rester à quelques mètres de mon affût à alterner les séances de toilettage et de repos durant quatre heures!

Il est l’heure pour moi de partir. J’attends encore un peu en espérant qu’elle parte avant moi (ce doit être la première fois que je souhaite qu’un animal parte!). Je ne peux plus attendre. Je suis déçu car elle va fuir quand je vais quitter mon affût. Finalement, je suis trop content car je suis parti tout tranquillement sans qu’elle ne fuie ou paraisse apeurée. Pourtant, elle m’a remarqué, c’est sûr. Un grand MERCI pour ta présence et ta confiance!

Arrivé à la maison, je visionne les photos sur l’écran de l’ordinateur et zoome sur la déformation du bec. Ce n’est pas une maladie mais un fil (de pêche certainement) qui l’a blessée. J’ai mal pour elle! J’ai envie de retourner sur place pour lui enlever ce fil. La pauvre!